• E deman ?

     

    E deman, quand mon païs serà pas mai que beton e veitura, ont anarai ?

    E dins de mon terrador-ipermarcat, cossí farai per soscar lo mond ?

    E las armas, ont se poiràn amagar dins mon oustal policopiat  ?

     

    Et demain, quand mon pays ne sera plus que béton et voiture, où irai-je ?

    Et depuis mon terroir-hypermarché, comment ferai-je pour rêver le monde ?

    Et les âmes, trouveront-elles un endroit où se cacher dans ma maison polycopiée ?

     


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  • Al luenh, ma colèra - Au loin, ma colère...

     

     Au loin ma colère gronde : comment pourrais-la porter, la contenir si elle restait seulement en moi ? Comment y survivrais-je ?

     Elle s’étend donc, par delà les places désertes et les ruelles étroites que la vie abandonne, suivant le flux ininterrompu des automobiles qui ravagent les quartiers périphériques de leur traîne de carbone, elle court les faubourgs coincés entre ville et rocade, poursuivant son cheminement jusqu’aux lieux mêmes de sa cause : supermarchés, galeries marchandes, «retails parks» et autres aberrations qui dévorent terres et paysage. 

     Plus loin encore, elle n’aura d’autre choix que de s’éparpiller, à l’image de cet habitat diffus qui réfute l'imaginaire et mite tout un espoir : celui de rues joyeuses où résonneraient des voix d’enfants, de musiques douces et de parfums inconnus, de rencontres inattendues, de rêveries et de mystères.

     

     

     


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  • Fuyant la clarté aveuglante de l'asphalte, je m'engouffrai dans cette rue sans nom, pénétrant le silence épais d'une vie qui semblait s'en être allée : pas un souffle, pas un murmure, et ce poids insoutenable de l'absence. Où donc étaient-ils tous partis ? Quel cataclysme avait bien pu les faire fuir jusqu'au dernier ?


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