Partir benlèu
Te voici gagné à de puissantes causes
qui te réclament à la vie
si loin de nos terres conquises dont j'exhume
au gré des strates anciennes
quelque ammonite ou paquebot, dinosaure ou conte d'eau,
et parfois la photo voilée d'une aube claire...
puissants artefacts
dont éclosent les souvenirs,
comme de l'ambre jaune
surgissent les vestiges
d'un monde enfui...
Eau noire en sa fontaine
Langue de métal, voix contrefaite
Envol d'une tourterelle
Fantôme poursuivant un roi
Noble dame en ses hautes terres
Et l'éclat du chrome dans la jungle d'un ravin
Tu n'oublies rien
tu vas où tu deviens
au creux des songes
que tu emportes
et moi je reste en ce chemin
que tu prolonges que tu inventes
à l'ombre claire des possibles...
C'est l'encre du temps
qui coule dans mes veines.