Partir benlèu
A toi qui parcourus l’océan de tes pensées, courageuse et obstinée, qui cherchas en ces eaux troubles les causes du mal qui te ronge. Mais tu ne fus pas seule dans ce long voyage, le fils d’Erèbe était à tes côtés. Loin de toi je m’oubliai et je renonçai,...
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Tu déconstruis l’amour comme tu le hais, ce petit parfum insaisissable de la vie qui échappe à ton analyse froide. De tes mots puissants tu dissèques les âmes blessées qui s’en remettent à toi confiantes comme autrefois les fidèles à monsieur le curé...
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Assumons notre propre folie, folie de vivre, folie d'aimer, fuyons l'emprise délétère d'une religion inavouée, crachons sur ses versets ! Ne la laissons pas nier la possibilité du réel, la spontanéité des jours, le chant de l'amour. Laissons à ses zélateurs...
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Disparaître dans l'azur, se dissoudre en mille éclats de rosée, serein et éternel par dessus les nuées. Tout là-haut, distant et dégagé, je ne serais plus à moi même qu'un souvenir, où les souffrances flotteraient lointaines, à mes pas libérés. Dans l'océan...
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A toi la mutine l’indomptée qui portes haut la conscience de l’injuste pour sans cesse te réinventer : lutte féconde pour un meilleur partagé. De ton combat éveillé tu crées la distance lucide qui arme ton cœur, tu allumes les contre-feux joyeux de l’espérance,...
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Sous l’horizon des pensées déferlent les larmes à nos coeurs désolés Comme l’écume se brise sur de pâles rochers. Quand l’usure des jours fait vaciller la flamme, quand se dénudent les mystères, C’est à de mornes contraintes que s’abandonnent les promesses....
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Silence des ondes où s’allongent les ombres sur nos amours inertes : Essaimées au gré de vents virtuels, égarées dans les flux binaires, elles s’exhibent anonymes et nues. Silence sournois qui étouffe le vrai et pourtant le dévoile. Sur les allées et...
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A toi belle d'un jour qui dans l'éclat des mots me rendis à l'évidence de ta lumière
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Dans mon village revenu, je n'ai trouvé que des ombres. Fantôme parmi les fantômes, j'ai erré dans les rues mortes, comme on s'égare dans un songe ancien. Et qu'à midi sonne le glas d'un bonheur perdu ! Places désertes, devantures muettes et façades condamnées,...
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