Partir benlèu
Tu es un rêve enfui dont je recueille avide
la lumière ténue et les faibles indices.
Me voici explorant les lieux les pièces vides
où de rares vestiges émergent de l'abysse.
De toi ne luisent plus que les hauts souvenirs
qui t'unissent à ceux que préserve la vie.
Mais que sont les secrets que tu n'as voulu dire
les minutes cachées que la mort t'a ravies ?
Ta mémoire est d'ombre comme elle s'est enfuie,
je cours toujours après, hanté par le mystère
du noir de tes pages que les pluies délavèrent.
Mais à te rechercher je me perds dans la nuit
de mon propre passé où viennent s'associer
les images perdues de nos âmes liées.