Partir benlèu
Dans mon village revenu, je n'ai trouvé que des ombres. Fantôme parmi les fantômes, j'ai erré dans les rues mortes, comme on s'égare dans un songe ancien. Et qu'à midi sonne le glas d'un bonheur perdu ! Places désertes, devantures muettes et façades condamnées,...
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Par delà les colonnes d’Hercule s’offrit à toi, le voyageur océan, la vaste étendue des promesses fertiles. Scrutant l’horizon, je perçois les craintes et les peurs dont se nourrissaient les conteurs : monstres marins et peuples hostiles, tempêtes façonnées...
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De ma prison chthonienne, j'écris le temps. A ma fenêtre scintille le fleuve-Monde dont l'éclat de l'or meurtrit mon regard, tandis qu'en mon lointain refuge se déroule le sourd combat de forces contraires. Je me souviens des temps meilleurs où je ne...
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Eloge des songes où l'on évade en de solitaires incartades, loin des murs austères, loin des tracas. Habiter son âme comme on habite une caravane, c'est délaisser l'ennui létal ou la promesse d'une mort vaine.
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A ta fenêtre alanguie tu écris l'attente du jour serein où reviendra le frère ancien, de contrées lointaines où de sa prose enivrante il sacrifia aux dieux son dilemme chrétien Les jours passent : tu sais qu'en ton intime demeure périssent les souvenirs...
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Les nuées défilent au gré des volontés incertaines du ciel. Impuissantes à défier les hommes, elles se contentent de quelque ondée soudaine qui n'aura pour effet que de n'en noyer quelques-uns. Au dessous, sur ce miroir double qu'est la surface de la...
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Je suis le vent caressant tes collines, je suis la lumière oblique égrenant tes murs, je suis l'eau à tes fontaines ombragées. Sur tes plaines fécondes et tes montagnes arides, tes rives étincelantes ou tes villes-mondes, je m'étends en rêve comme pour...
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Il est aujourd'hui devenu un homme. Il se souvient. Ou ne se souvient pas. Entend-il au fond de son âme résonner les échos lointains du passé ? Qui fut-il sinon ce passager de toutes les vies, variable et changeant, cet enfant qui n'est qu'un seul jour...
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L'âme grise d'un parc. Une femme égarée dans ses pensées. Un banc vide. L'épais feuillage d'une haie, voile opaque des rêves distants. Par delà, tout un manège d'enfants.
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Que deviennent les couleurs intenses de ce qui fut, dès lors que les recouvre l'épais voile du temps ? Échappées dans l'abîme éternel de l'instant, leurs reflets changeants s'étiolent en nos mémoires. Quoi d'autre que l'Art pour en sublimer le songe...
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